Jour # 1 - Destination : Vienne, en Autriche ! Pas en ligne directe, deux changements : Mannheim et Munich.

Le départ est parfait : notre voisine et amie, Valérie, est là, les portières ouvertes pour que nous puissions monter en voiture avec nos bagages. Premier – court – trajet : la maison / la gare du RER de Cesson, en Seine-et-Marne.

Lesa bagages sont prêts
Gare de Cesson (Seine-et-Marne

Il fait nuit,., il fait froid.. Si si, je vous assure, nous avons froid : 17 degrés ! Par les temps qui courent, c’est froid !

Nous arrivons Gare du Nord pas de souci sur la ligne. Nous pensions emprunter le tunnel piétonnier entre la Gare du Nord et celle de l’Est mais nous nous rendons compte que nous n’avions écouter les actualités sur le sujet que d’une oreille : l’ouverture est prévue pour 2027 ! Pas de souci : la distance qui sépare les deux gares, même par l’extérieur, est infime.

1er train - RER D
2ème train - TGV Inoui

Un peu en avance, nous attendons patiemment. Puis, le train entre en gare, et nous nous installons à bord. C’est un TGV Inoui, co-dirigé par les Français et les Allemands. Top jusque Strasbourg ! La suite, chaotique : un peu beaucoup, passionnément… Bref, nous avons cru ne jamais être à Vienne le soir !

Premier arrêt : à peine après avoir franchi le Rhin. Halte à Kehl, la Polizei monte à bord – nous avons interdiction de bouger de notre siège – et contrôle les papiers d’identité. A peine si nos passeports ont été lus : ils savaient ce qu’ils cherchaient, et, fort heureusement, ce n’était pas nous ! Bref, le train reprend sa route mais alors, Inoui avait perdu son atout principal : le TGV… C’est presque un tortillard ! De très nombreux arrêts et nous comprenons que notre correspondance va être délicate.

Second arrêt : Arrivés à Mannheim, nous avons la chance de n’avoir qu’à descendre de notre quai pour remonter au quai suivant. Et là, une foule de voyageurs attendent… Nous regardons les panneaux et nous perdons pieds, nous sommes sur une autre planète. Le train que nous devions prendre est annoncé avec près de 25 minutes de retard. Mais, plus surprenant, celui qui partait aussi pour Munich, près de 40 minutes avant le notre est aussi annoncé avec du retard mais que de 22 minutes. Mais les minutes passent et les retards annoncés augmentent. Nous nous sommes levés à 3h00 du matin, il est presque 15 heures, le temps prévu pour le repas du midi n’a pus sa raison d’être, l’énervement se fait sentir.

Mais, que faire sinon attendre ! Le train précédant le notre arrive enfin en gare et nous décidons de monter à bord. En Allemagne, il n’y a pas de réservation de siège, enfin, ce que nous croyions. Mais nous arrivons à être assis, Jean-Gilles par moments parterre mais cela va. Cela nous a permis d’échanger avec un Allemande parlant parfaitement le français : une grande voyageuse aussi. Ainsi, le retard du train et la durée du trajet – 4 heures – ont été oubliés.
La DeutscheBahn – Compagnie ferroviaire allemande – s’est tout de même rappelée à nous en nous annonçant, alors que nous entrions en gare de Munich, que notre train à direction de Vienne avait tout bonnement et simplement été annulé ! Grrr ! Allons nous dormir à Vienne ce soir ?

Allez, hauts les cœurs ! D’abord, se sustenter, nous aviserons ensuite. Rapide et frugal repas, mais très bon, et nous voilà pour demander des informations. Pas de souci : un train part à 15h13 et nous sommes autorisés à monter à bord.
Nous décidons d’aller boire un café et manger une pâtisserie au Méridien, de l’autre côté de la rue. Nous sommes servis, puis, plus personne. Impossible de trouver quelqu’un pour payer, même l’accueil n’est d’aucun secours. A vingt minutes du départ du train, nous décidons de partir tout de même.

Arrivés à la gare, quelle stupeur : c’est de la folie ! Que de monde sur ce quai 11 ! Une foule : les passagers de deux trains qui voulaient rejoindre la gare et leurs familles ou amis, et nous, passagers de deux trains, qui désirions monter à bord d’un seul… Nous, nous sommes montés ! Mais quelles conditions de trajet : debout ! Vous imaginez bien que je ne pouvais le faire. Nous décidons, avec d’autres jeunes, de nous asseoir par terre au niveau du sas. J’ai eu la chance, du fait de mon handicap, que le personnel du train me trouve une place assise. Mais le trajet n’a plu eu la même saveur : nous voyageons à deux, nous avons préparé ce voyage à deux, et je suis là, en Première classe, seule !!!
Oh, cela ne dure que 4 heures mais tout de même !

Bien, nous arrivons enfin en gare de Vienne, nous nous trouvons attablés dans un brasserie d’une salle de sport, devant un écran géant qui transmettait un match de football en direct. Repas à nouveau frugal mais bon, accompagné d’une bière locale.
Désormais, direction l’hôtel. Jean-Gilles, qui a préparé tous les trajets et visites à faire lors des étapes, avait bien remarqué que le tramway que nous devions prendre était en souterrain. Avec l’aide d’un viennois, nous avons pris la bonne direction et dix minutes plus tard nous étions dans notre chambre… Du pur bonheur de pouvoir s’allonger ! Après avoir bien critiquer les transports ferroviaires allemands, nous avons ri : c’est le début de nos aventures, alors…
Il y aura sûrement encore d’autres embûches mais l’important reste d’arriver au bout et d’avoir des souvenirs pleins les yeux.

Nous ne nous sommes pas faits priés pour fermer les yeux ! Bonne nuit : demain est un autre jour…