Jour #2 - Visite de Vienne (Autriche), puis départ de nuit pour Bucuresti (Roumanie)

Réveil matinal, 6h30 mais pas d’urgence. Nous sommes tout de même attablés, une heure plus tard, pour le petit-déjeuner : le buffet est très fourni et nous avons vraiment faim !

9h00, nous sommes avec nos bagages direction la Hauptbanhof de Vienne, pour les y laisser en consignes. Après un petit problème de compréhension, l’éternel soutien de mon ami ChatGPT, et avoir payer la modique somme de 6,50 € pour la journée, nous prenons le métro pour rejoindre le cœur historique de Vienne. La pluie est annoncée, mais que nenni, elle ne se montrera pas de la journée.

Nous sommes émus et heureux devant ces beaux édifices qui sont tels que nous les avions imaginés : la beauté autrichienne. Même si, parfois, j’ai eu l’impression de voir des copies de Rome…

L'Opéra
Le Parlement
Un des toits de la cathédrale
Un autre toit de la cathédrale

Le mieux, nous voyions une très importante statue : nous avons tout de suite pensé à celle de la Reine Victoria siégeant sur son trône, statue de Londres ou de Hong Kong. 😊 Naturellement, ce n’était pas possible… Cette superbe statue représentait Marie Thérèse d’Autriche épouse de François 1er , Empereur du Saint-Empire. Elle est ainsi donc l’arrière-arrière-grand-mère de François Joseph1er le mari de Sissi – Elisabeth de Bavière, fille de Maximilien duc de Bavière, et Ludovika, son épouse.

Bien, après cette petite page historique, il est temps de faire une pause gustative : un steak tartare dans un restaurant australien 😊 Si si, je vous assure ! Un pur régal.

Ensuite, direction la Donauinsel : île au situé entre le « vieux » Danube et le « nouveau Danube. C’est sur ce dernier que naviguent les bateaux de plaisance des touristes. De part et d’autre du « vieux » fleuve, les installations de sport sont nombreuses…

Le Danube

Ne perdons pas de vue que ce soir nous reprenons les rails pour rejoindre Bucarest. C’est avec appréhension que nous nous retrouvons devant les consignes. Premier point, allons6nous vraiment récupérer nos bagages ? Oui, et très aisément : un QR code reçu sur ma messagerie Orange a suffi ! Transfert d’objets de la valise et du sac au sac à dos qui sera utilisé pour la nuit puis direction le panneau d’affichage : il est encore trop tôt.

C’est le deuxième point : OBB, la compagnie autrichienne de chemins de fer sera-t-elle plus performante que la DB, sa consœur allemande ? Réponse positive ! Le train annoncé quai 11 des postes A à D entre en gare vers 18h55. Nous montons à bord : les sièges sont confortables et nous sommes assis en face d’un couple de roumains un peu plus jeunes que nous. 19h08, le train s’ébranle : c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Et là, nouveau questionnement : comment pouvons-nous mettre 16h0 pour parcourir 1 075 kilomètres ????
Je comprends très vite 19h54, entrée en Hongrie, 19h58 premier arrêt ! Vienne-Budapest, nous pouvons dire que c’est correct : environ 2h30 pour effectuer 250 km. C’est ensuite que cela se complique : il faut traverser la Hongrie puis l’ouest de la Roumanie et franchir les Carpates. Le train est beaucoup plus lent. Dans les Carpates, la voie est contrainte par le relief : courbes, pentes et tunnels. Une grande partie du réseau roumain n’est pas conçue pour  des vitesses élevées. Même sur de courtes distances, le train peut avancer lentement.

Enfin, la liaison internationale – Dacia – est un train classique longue distance, pas un TGV !
Il est 22h10, je me sens seule dans le wagon : tout le monde dort, étonnement. En effet, les lumières du wagon sont toutes totalement allumées ! Seuls les voyageurs s’apprêtant à descendre à Budapest s’agitent, n’empêchant en rien le sommeil des autres 😊 Nous n’allons pas tarder à être à quai !
22h15, le train rattache, apparemment, de nouveaux wagons. L’accrochage est brusque mais ne réveille personne… Ensuite ? Omnibus jusqu’ Bucarest ! Que de gares ! Parfois un seul passager monte ou descend, il y a même des arrêts ou les quais sont vides.

Comment avons-nous passé le temps ? En bavardant avec nos voisins roumains, Gabriel et son épouse. Le monsieur comprend que nous sommes français mais échange en anglais avec nous. Nous parlons des arrêts sur la ligne et lorsqu’il parle de Busteni, je lui explique que je connais bien alors que je n’y suis jamais allée : la ville que j’affectionne beaucoup, Moissy-Cramayel, est jumelée avec Busteni. Gabriel, avec un grand sourire et en français, me dit que lui aussi connaît bien Moissy sans n’y être jamais venu : il est né et réside à Busteni ! Le monde est vraiment petit. Nous échangeons nos coordonnées en nous promettant de faire le nécessaire : nous de pouvoir les accueillir alors que nous résidons dans un village voisin, ou lui de nous accueillir lors du prochain échange entre les deux villes !

Puis les problèmes sont arrivés : mauvaise gestion des réservations pour le train. Un jeune homme monte et m’explique que je suis assise à sa place. Après échange de document, nous avons tous les deux la même réservation. Très agréable, il s’assoit sur une place vide. La station suivante, deux couples montent et déclarent avoir la réservation de Gabriel et son épouse, et du couple après nous, monté, lui aussi à Vienne. Après l’intervention du contrôleur, tout le monde a réussi à trouver une place assise et nous, nous n’avons pas bougé.

Juste avant l’entrée en gare de Busteni, Gabriel nous explique que Bucarest n’est pas le meilleur endroit touristique et nous vante la Roumanie pour lorsque nous viendrons les voir… Son épouse et lui descendent avec la promesse d’une future relation amicale !…

A notre tour, le train entre en gare de Bucarest…