Jour #8 - Samarkand, que du bonheur

Le second jour, nous décidons de flâner au travers des rues : les rencontres, toujours les rencontres… Si vous privilégiez le Didi, pas de rencontre, certes ; les déplacements sont plus rapides, moins fatigants, mais aussi plus isolés… Et quel dommage, car c’est justement dans ces moments-là que le voyage prend tout son sel !

À un carrefour, nous sommes invités par des Ouzbeks à entrer dans une boulangerie. Au premier abord, ce qui nous surprend, depuis l’extérieur, c’est cette multitude de tuyaux aériens… Mais nous acceptons volontiers la visite ! Après tout, une boulangerie, ça ne se refuse pas ! 
Nous ne verrons pas le boulanger à l’ouvrage, mais ce dernier nous donne quelques explications : les pâtons, que vous voyez sur l’image à gauche, sont en attente de levée. Ils sont ensuite aplatis et façonnés pour être « jetés » sur les parois intérieures du four que vous voyez sur la droite. À la fin de la cuisson, vous obtenez de beaux et bons pains — incrustation dans la photo… Et rien que d’en parler, on en aurait presque l’eau à la bouche !

Poursuivons notre chemin ! Et, comme partout dans le monde, des enfants qui jouent dans la rue… La vie, quoi ! Des scènes toutes simples, mais qui donnent au voyage cette petite saveur particulière que nous aimons tant.
N’oublions pas, tout de même, le but de notre balade du jour : visiter la Nécropole Shah-i-Zinda.

Arrivés sur place, nous commençons l’ascension et puis… si la surprise d’hier, avec le Registan, nous avait laissés époustouflés devant une telle beauté, là : le souffle coupé ! Le bleu est totalement différent. Nous sommes presque dans une ruelle, avec des mausolées de part et d’autre… Un seul mot : magnifique !

Nos tenues sont d’ailleurs en parfaite adéquation avec le lieu : bleues ! Nous voilà presque assortis aux mosaïques… Une petite touche de coquetterie touristique, en quelque sorte !

Après quelque temps passé sur place, nous poursuivons notre promenade en nous arrêtant à la Mosquée Hazrat Khirz, où les Ouzbeks peuvent venir se recueillir devant le mausolée d’Amir Timur, premier président après l’indépendance. Il semblerait qu’il ait été très apprécié par le peuple.

De là, nous poursuivons notre chemin vers un marché local — enfin, local, peut-être un peu pour les touristes ! Mais nous avons pu le traverser sans être aucunement importunés. 
Quelques questions encore sur d’où nous venons et, à notre réponse « France », Kylian est encore là… Quelle vedette internationale !

C’est là que se termine notre promenade du jour… La chaleur et les pas commencent à peser, mais nous avons le sourire : des rencontres, de belles découvertes, des couleurs plein les yeux et même un petit détour gourmand… Finalement, c’est aussi ça, le plaisir du voyage ! Et puis… demain est un autre jour !